Le glucose est un
sucre simple directement assimilé par l'organisme pour servir
d'énergie à nos cellules. Il provient des
sucres que nous ingérons. Certains
sucres
sont facilement "transformables" en glucose (hydrolyse), provoquant des élévations
importantes de la
glycémie après le repas, d'autres le sont moins.
L'hyperglycémie post-prandiale (1 du schéma) provoque une libération tout aussi
brutale d'insuline. Cette hormone favorise l'utilisation et la consommation du glucose
par notre organisme. Toutefois, au delà d'une certaine limite (en cas de
trop grande consommation de sucre par exemple), l'insuline en excès va provoquer
les deux mécanismes suivants :
- Utilisation massive du glucose par les tissus provoquant une hypoglycémie réactionnelle (2 du schéma) responsable de la sensation de faim et du besoin de consommer à nouveau du sucre 2 à 3 heures après le repas, c'est le petit grignotage du matin ou de l'après midi. Par ailleurs, en même temps, le foie libère aussi du glucose dans le sang pour également lever le taux.
- Augmentation de la transformation du glucose en acides gras puis en triglycérides pour le stocker dans les tissus adipeux : c'est le processus de lipogenèse ou comment les sucres se transforment en graisses.
Schéma – Exemple de variation de la glycémie suite à la consommation d'aliments riches en glucose
Notre organisme entre alors dans un cercle vicieux : plus nous consommons de sucres, plus notre organisme appelle à en consommer et plus il se transforme en graisses, ce qui aboutit, dans un premier temps,
à une prise de poids avec apparition de rondeurs localisées (fesses, ceinture abdominale)
et peut entraîner à long terme des complications de type diabète.
En effet, les sécrétions perpétuelles d'insuline épuisent le pancréas le rendant défaillant.
Le diabète de type 2 est une maladie métabolique qui se caractérise par une difficulté du corps humain à utiliser l'insuline, les personnes atteintes de diabète de type 2 ont donc une faible sensibilité à l'insuline. Il peut aussi s'agir parfois d'une diminution dans la production d'insuline par le pancréas.
Le diabète de type 2 représente environ 90% des cas de diabétiques (10% sont atteints du diabète de type 1) et il est en
constante augmentation. Même s'il existe des formes héréditaires, la plupart du temps son développement fait suite à un
surpoids notamment en raison d'une mauvaise alimentation et une
sédentarité accrue parmi les
populations occidentales. Il est généralement la conséquence d'un épuisement des glandes pancréatiques qui ont dû alterner de fortes stimulations puis des arrêts brutaux de sécrétions d'insuline et de glucagon.
Les symptômes du diabète de type 2 sont malheureusement rarement détectables sans effectuer une analyse sanguine (mesure de la
glycémie) d'où l'importance de faire régulièrement un check-up chez le médecin, surtout recommandé chez les personnes en surpoids.
Notons que, dans certains cas, des signes ou des symptômes de diabète de type 2 peuvent être visibles : soif importante, envies d'uriner fréquentes, diminution de la vue (stade apparemment avancé du diabète). Tous ces signes du diabète doivent faire consulter rapidement un médecin, car les conséquences d'une absence de traitement au bout de 10-15 ans peuvent être très graves comme des atteintes des veines ou artères (macroangiopathie), une insuffisance cardiaque, mais également des problèmes oculaires (rétinopathie avec risque de cécité) ou rénaux (nephropathies)...
Ces complications sont généralement dues au
phénomène de glycation, ou glycosylation des protéines, c'est-à-dire à l'interaction entre des molécules de glucose et des protéines : ce sont des PTG formés (Produits Terminaux de Glycation). Ces PTG ont des conséquences dans tout l'organisme, et jouent notamment un rôle important dans certaines maladies en provoquant des lésions cellulaires, tissulaires, et un vieillissement vasculaire. Ils ont une durée de vie très longue. Parmi ces PTG, on trouve
l'hémoglobine glyquée ou glycosylée (HbA1c) qui est une variante de l'hémoglobine obtenue par glycation. L'HbA1c sert maintenant de marqueur à long terme de l'état diabétique des patients puisque sa durée de vie est de 4 à 8 semaines : la concentration en HbA1c renseigne sur la qualité de l'équilibre glycémique.
Le diabète se diagnostique par une simple prise de sang avec principalement un dosage de la
glycémie. Il se définit par une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26 g/L (7 mmol/L). L'analyse du résultat du dosage de l'HbA1c renseigne sur l'état glycémique des deux derniers mois. Il doit être compris entre 4 et 6%.
La première mesure à effectuer lors d'un diabète de type 2 est de modifier son mode de vie, c'est-à-dire en faisant un régime (manger plus sainement)
et en faisant davantage d'exercices (sport, marche,...). La deuxième mesure, en cas d'échec de la première, est d'adopter avec votre médecin traitant un traitement médicamenteux avec des remèdes appelés hypoglycémiants oraux, voire avec de l'insuline en cas de résistance ou de diabète de type 2 sévère.