Dans les sociétés industrialisées, 20% de la population
active travaillent de nuit ou en horaires tournants.
Ces travaux de surveillance le plus souvent ne peuvent
pas être normalement exercés par un sujet somnolent
ou tout simplement fatigué.
Ces travailleurs se trouvent
en contradiction avec leur propre
rythme biologique et en opposition avec leur entourage dont ils
ne suivent pas le même rythme d'activité. Outre les grandes
variations interindividuelles dans les capacités d'adaptation au
travail de nuit, les sujets avançant en âge deviennent de plus
en plus intolérants au sommeil et présentent progressivement
des troubles variés qui doivent leur faire reprendre rapidement
un horaire de jour. Le sommeil de jour est loin d'être réparateur:
il survient dans un environnement défavorable (bruits,
lumiàre...). Ce sommeil est trop court et ne comporte pas
l'organisation normale d'un sommeil de nuit.
Le travail en horaires tournants (changement
permanent de plage d'horaire de travail) est encore plus
difficile et la déprivation chronique de sommeil encore plus
importante. Des rotations courtes (2 à 3 jours) semblent plus
favorables que des rotations longues (8 jours) puisqu'elles
ne permettent pas à l'organisme de modifier ses rythmes
circadiens et limitent le risque d'un
manque de sommeil trop
important.
Ce manque de sommeil peut avoir des conséquences sur
la fatigue des sujets et peut provoquer de la
somnolence au poste.