Rhume et rhinopharyngite : les infections hivernales les plus fréquentes mais gare aux complications comme la sinusite

Le rhume, ou rhinopharyngite, se manifeste avant tout par un nez bouché ou un nez qui coule, souvent associé à un mal de gorge et une petite fièvre. Il est causé le plus souvent par le rhinovirus.

Les enfants, les personnes présentant une immunité affaiblie, notamment en hiver, ou lié à un tabagisme, une allergie, une fatigue, sont les plus sensibles aux infections du rhinopharynx. L’évolution est souvent spontanée en une semaine mais attention aux complications et notamment aux surinfections au Pneumocoque.

Typiquement, la sinusite est l’une des complications d’un rhume mal soigné.

Des solutions naturelles peuvent aider à soigner la rhinopharyngite et prévenir le développement de la sinusite comme les lavages de nez ou bien consommer des plantes comme le thé vert ou la canneberge qui évite la prolifération des germes au niveau des sinus.

Qu'est-ce qu’un rhume ou rhinopharyngite ? Quels sont les virus responsables ?

La rhinopharyngite est une infection très fréquente des voies respiratoires, plus précisément du rhino-pharynx, espace situé entre le nez et la gorge. La muqueuse du nez sécrète en permanence de petites quantités d’un liquide, appelé mucus, chargé d’humidifier la muqueuse et l’air inspiré : ce processus participe à la défense contre les virus et bactéries. Lors de l’infection, cette muqueuse s’irrite, devient inflammatoire et sécrète en grande quantité du mucus pour essayer d’éliminer les virus. Se développe alors un œdème au niveau de la muqueuse responsable de la sensation de nez bouché et de l’écoulement nasal. La muqueuse du pharynx peut être elle aussi inflammatoire et douloureuse et produire du mucus qui s’écoule dans la gorge et l’irrite.

Le rhume ou rhinopharyngite est causée à 40% par un rhinovirus, les autres infections étant dues à divers virus. Au total, Plus de 100 virus différents peuvent être à l’origine d’une rhinopharyngite. Le principal problème est qu’une rhinopharyngite peut être confondue au début avec une grippe causée par le virus Influenza. Il est important de faire la différence car la grippe est très contagieuse et peut être grave pour certaines personnes fragilisées.

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Quels sont les signes d’une rhinopharyngite ? Comment attrape-t-on un rhume ? Quels sont les facteurs qui favorisent sa transmission ? Comment les éviter ? Quelles sont les complications ?

Le rhume ou rhinopharyngite est l’infection la plus fréquente, en particulier chez le jeune enfant entre 6 mois et 6 ans. Les personnes dont le système immunitaire est affaibli par une maladie ou la prise d’un médicament sont également sensibles au développement de rhume ou rhinopharyngite.

Le rhume ou rhinopharyngite se manifeste avant tout par un nez bouché ou un nez qui coule. Il existe souvent un mal de gorge associé et une petite fièvre pendant 2 à 3 jours. Les éternuements sont fréquents. Le liquide qui s’écoule est d’abord clair, puis il devient épais et purulent au bout de quelques jours. Cela aboutit souvent à une toux qui est destinée à expulser les glaires coulant le long de la gorge. D’autres signes existent comme la fatigue, le larmoiement des yeux, douleurs de la tête, un enrouement de la voix (ou “dysphonie”)…

Les nombreux virus responsables du rhume se transmettent d’une personne à l’autre, le plus souvent par les gouttelettes de salive en aérosol dans l’air, en particulier lors d’un éternuement, ou par le contact direct avec les mains ou des objets contaminés. Le rhume est une maladie qui se manifeste souvent par temps froid. Cette périodicité s’explique la promiscuité des espaces confinés en hiver favorisant la transmission virale et la muqueuse du nez plus fragile en hiver.

Le rhume se déclenche plus facilement lors de tabagisme, un terrain allergique, des défenses immunitaires amoindries ou des conditions liées à l’environnement (froid, humidité, pollution).

Aussi, des mesures simples permettent de limiter la transmission de cette infection comme utiliser un mouchoir jetable pour éternuer et se laver les mains régulièrement pour éviter de contaminer les objets. La température des pièces doit être comprise entre 18 °C et 20 °C pour éviter les atmosphères trop chaudes et trop sèches qui fragilisent les muqueuses. Il faut aérer régulièrement les pièces même en hiver et humidifier l’air ambiant si nécessaire. Il faut bien sûr s’habiller chaudement pendant la saison froide. Il vaut mieux éviter de fumer.

En cas de récidives trop fréquentes, certains envisagent une prévention avec des « immunostimulants » ou une « oligothérapie », comme le cuivre par exemple, ou par les plantes, comme le thé vert, la canneberge ou le sureau noir, qui inhibent l’adhésion des microbes rencontrés pour diminuer le risque de prolifération.

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Les traitements : que faire en cas de rhume ou rhinopharyngite ?

Certaines mesures sont recommandées pour améliorer le confort et prévenir les complications comme s’accorder du repos, boire au moins 2 litres par jour (des liquides tels que du bouillon chaud, de la tisane, de l’eau ou du jus) afin de conserver une bonne hydratation, faire des lavages de nez avec une solution saline pour soulager la congestion, prendre des douches ou des bains chauds.

Il n’existe pas de médicaments antiviraux contre les très nombreux virus du rhume. Les traitements visent essentiellement à soulager les symptômes. Il est possible de prendre un médicament qui agit à la fois contre la fièvre et les maux de tête comme le paracétamol dont les doses sont à adapter selon le poids et l’âge. L’aspirine n’est pas recommandée l’enfant car elle peut être à l’origine de graves réactions générales (syndrome de Reye). Pour soulager l’irritation de la peau autour des narines, on peut appliquer un peu de vaseline sur la zone sensible. Il faut éviter d’utiliser des pulvérisateurs nasaux contenant des vasoconstricteurs car ceux-ci ont été associés à la survenue d’accidents vasculaires cérébraux. Chez les patients ayant un terrain allergique, un traitement antihistaminique peut limiter l’intensité de la rhinopharyngite à condition de respecter les contre-indications (glaucome, adénome de la prostate). La vitamine C est régulièrement conseillée au cours du rhume pour lutter contre la fatigue. Pour soulager le mal de gorge, se gargariser avec de l’eau salée tiède plusieurs fois par jour ou bien avec une tisane de plantes, que l’on a tiédi, comme l’on a vu précédemment, à base de thé vert, canneberge ou de sureau noir.

Le simple rhume évolue en général vers la guérison sans complication en moins de 8 jours, sachant qu’une petite toux sèche peut persister un peu plus longtemps. Lorsque la muqueuse des voies aériennes supérieures est très inflammatoire, les défenses naturelles amoindries, d’autres atteintes peuvent se produire dans les voies aériennes comme les bronches (ou « bronchite »), les sinus (ou « sinusite ») ou l’oreille moyenne (ou « otite »). Une surinfection bactérienne peut survenir, le plus souvent liée à un pneumocoque ou Streptococcus pneumoniae.

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Il faut consulter un médecin dans la journée si le rhume est associé à une fièvre élevée, à des douleurs d’oreille intenses, à de violents maux de tête ou à des problèmes respiratoires. C’est seulement en cas de surinfection bactérienne avérée que le médecin traitant pourra prescrire des antibiotiques qui ne sont pas efficaces sur les virus.

La sinusite : une complication majeure du rhume mal soigné

La sinusite est une inflammation des sinus, cavités osseuses situées dans les os du visage. Chaque sinus communique avec les fosses nasales grâce à de petites ouvertures où s’écoule normalement le mucus.

Typiquement, la sinusite apparaît après un rhume, qui semble guéri et qui se complique par l’infection des sinus. L’inflammation de la muqueuse des sinus est le plus souvent causée par un virus ou une bactérie. La muqueuse s’irrite et enfle, ce qui risque d’obstruer les sinus. Le mucus n’est alors plus drainé normalement vers le nez et, dans ce milieu fermé, les microbes se multiplient. Les bactéries les plus fréquemment responsables de sinusite bactériennes sont le Streptococcus pneumoniae, appelé aussi Pneumocoque, et Haemophilus influenzae.

D’autres facteurs peuvent développer des sinusites comme les allergies, un abcès dentaire qui se propage aux sinus, la pollution, le tabagisme, des polypes nasaux (proliférations bénignes de la muqueuse nasale recouvrant la paroi des sinus nasaux), une déviation de la paroi nasale, un système immunitaire faible, la natation (irritation due au chlore), l’exposition à des produits irritants, le reflux gastro-oesophagien non traité…

La sinusite est une affection fréquente : elle toucherait de 10 % à 15 % de la population, adultes comme enfants.

La douleur et la sensation de pression au visage ressenties proviennent de l’accumulation de mucus à l’intérieur des sinus. Cela s’accentue lorsque l’on penche la tête vers le bas. Les sécrétions peuvent être jaunâtres ou verdâtres  en cas d’infection bactérienne, accompagnées d’une fièvre légère, d’une mauvaise haleine, de maux de tête, d’une toux grasse… On distingue la sinusite aigüe qui dure au maximum 4 semaines, de la sinusite chronique qui persiste au delà de 12 semaines. Dans de très rares cas, l’infection des sinus peut se propager vers les yeux ou le cerveau, ce qui peut notamment causer une méningite.

La plupart du temps, le traitement de la sinusite vise uniquement à apaiser les symptômes en attendant la guérison spontanée en moins de 1 mois. Il faut, tout d’abord, se moucher, boire beaucoup d’eau, utiliser un humidificateur et utiliser une solution saline pour nettoyer les fosses nasales. On peut également inhaler l’air chaud seule ou avec des huiles essentielles d’eucalyptus et de menthe. Des solutions naturelles peuvent aider à prévenir ou réduire le développement de la sinusite d’origine virale ou bactérienne comme le thé vert, la canneberge ou le sureau noir.

Pour la fièvre ou la douleur, on peut utiliser des antalgiques comme le paracetamol ou un anti-inflammatoire non stéroïdien comme l’Ibuprofène (Attention, pas d’Aspirine pour les enfants). On emploiera un antihistaminique pour soulager les symptômes liés aux allergies. Sinon, il faut les éviter, car ils assèchent les sécrétions nasales. Le médecin prescrit parfois des corticostéroïdes en vaporisation nasale pour diminuer l’inflammation.

Lorsque la sinusite est causée par une infection bactérienne, des antibiotiques peuvent être utilisés comme l’Amoxicilline ou l’Erythromycine. Cependant, le Pneumocoque très fréquemment rencontré dans les surinfections de la sphère ORL fait l’objet de beaucoup de prescription d’antibiotiques d’où l’apparition de résistance.

En cas de sinusite chronique ou à répétition due à des allergies, il est parfois possible de suivre un traitement par immunothérapie (ou désensibilisation). C’est un traitement de longue durée qui permet d’habituer progressivement le corps aux substances qui déclenchent les allergies (pollen, acariens…). Lorsque la sinusite chronique ne répond pas aux traitements courants, on recourt parfois à la chirurgie pour rétablir les ouvertures vers les fosses nasales et drainer les sinus mais elle n’est pas toujours efficace.

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